À la une | 6/07/2017

Joachim Moyse: «Un maire qui agit, qui construit et qui lutte»

Joachim Moyse a été élu maire de Saint-Étienne-du-Rouvray lors d'un conseil municipal extraordinaire. Il succède à Hubert Wulfranc, démissionnaire en raison de la loi sur le non-cumul des mandats.

C'est à 19 heures précises, ce jeudi 6 juillet, que Joachim Moyse a ceint l'écharpe tricolore de maire, après avoir été élu au siège de premier magistrat de la commune de Saint-Étienne-du-Rouvray au premier tour de scrutin, totalisant 31 voix sur 35. «C'est dans un climat de confiance sereine que Joachim ceint ce soir l'écharpe de maire, a déclaré Hubert Wulfranc en remettant le symbole républicain de sa nouvelle fonction à son successeur, c'est essentiel de poursuivre le travail entrepris depuis des décennies par les équipes successives d'Olivier Goubert et de Michel Grandpierre, les deux maires auxquels nous devons l'âme et le corps de Saint-Étienne-du-Rouvray tels que nous la connaissons aujourd'hui.»
Après avoir remercié «tous les Stéphanais, tous les agents municipaux, tous les acteurs associatifs de la vie locale» et chacun des élus qui l'ont accompagné «ces quinze années passées ensemble à s'efforcer de construire encore et toujours le pacte social de progrès pour une ville moderne», Hubert Wulfranc a conclu: «je sais votre ardente volonté de poursuivre cette voie avec Joachim Moyse, et pour cela, je continue d'être sincèrement parmi vous», l'ancien maire signifiant ainsi qu'il conservait son mandat de conseiller municipal stéphanais.
Le nouveau maire, Joachim Moyse, a ensuite salué l'action de son prédécesseur, désormais député: «tu incarnes, Hubert, le souffle de l'espoir dans un avenir meilleur et radieux pour tous». Après un hommage marqué au cours duquel le nouvel édile stéphanais a énuméré les «belles choses et le travail collectif qui ont fédéré les élus et les habitants dans un projet municipal», soulignant notamment le travail accompli pour le renouvellement et le développement urbains aux Cateliers, à la Houssière, de même, enfin, que celui tout autant accompli «dans le champ éducatif, le développement durable et dans le champ social qui est le marqueur de l'identité de la politique stéphanaise».
Joachim Moyse a également eu une pensée pour Michel Grandpierre, rappelant qu'il avait fait son entrée au conseil municipal en 2001, quelques mois avant que ce dernier ne remette son écharpe de maire à Hubert Wulfranc: «Déjà tu voulais inscrire ton action dans cette continuité», a déclaré le maire élu, prévenant que l'ancien et le nouveau maire, l'un à l'Assemblée nationale, l'autre à Saint-Étienne-du-Rouvray, auront «cette capacité à démultiplier les voix des habitants pour les faire remonter à l'Assemblée et traduire dans l'action municipale les préoccupations de nos élus nationaux».
Très attaché à ce que la «paix et la fraternité restent de cadre indispensable du vivre ensemble», le maire a également assuré aux élus et au public venu nombreux: «je veux travailler avec vous pour toute la population sans aucune distinction, répondre à ses besoins et aspirations», se félicitant de pouvoir s'appuyer «sur une équipe municipale sincère et loyale».
Joachim Moyse a toutefois souligné que la tâche sera rude, affirmant qu'il désirait être «un maire qui agit, qui construit et qui lutte».
«Voilà l'état d'esprit qui m'anime au moment de prendre cette nouvelle fonction, a-t-il conclu, et de continuer avec vous le travail ensemble tel que nous l'avons déjà engagé. Au travail! Au travail! Au travail!»
Le conseil a ensuite procédé à l'élection des dix adjoints au maire. Enfin, en clôture de séance, chaque président de groupe a félicité Joachim Moyse pour son élection. Philippe Brière pour «Saint-Étienne Vraiment à gauche» a assuré qu'il «continuerait à faire part de ses remarques et à s'opposer sur les sujets tels que l'augmentation des tarifs», précisant cependant qu'«a contrario» son groupe défendra tout ce qui permettra d'améliorer la vie des Stéphanais.
David Fontaine, pour le groupe désormais nommé «Socialiste, écologiste pour le rassemblement», s'est prononcé pour «une gauche résolument progressiste contre le libéralisme», se déclarant prêt à lutter contre «la droite qui a retrouvé le chemin du pouvoir», désignant ainsi le nouveau président de la République et son gouvernement. Pascal Le Cousin, pour le groupe communiste, a quant à lui plaidé pour une «municipalité de lutte», affirmant le besoin de «rassemblement et de résister tous ensemble au gouvernement de droite». Pascal Langlois, pour le groupe «Ensemble», a rappelé le «paysage politique assez sombre» dans lequel s'inscrivait cette élection, un contexte, a-t-il déclaré, qui, «une nouvelle fois, diabolisait les dépenses publiques», pointant ainsi une nouvelle baisse annoncée des dotations de l'État aux collectivités.

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