À la une | 1/09/2017

73e anniversaire de la libération de la ville

Jeudi 31 août, la Ville a commémoré le 73e anniversaire de sa libération par les troupes canadiennes et a honoré la mémoire d'un résistant stéphanais, Louis Moison. Une délégation ukrainienne de la ville jumelle de Novaïa Kakohvka s'est jointe à la cérémonie.

«73 ans plus tard, nous sommes toujours reconnaissants envers celles et ceux qui œuvrèrent pour nous libérer du totalitarisme nazi», a dit le maire, Joachim Moyse, évoquant dans son allocution la lente reconstruction de la ville «après [les] cinquante mois d'humiliations et de privations» qu'aura durée son occupation par les armées du IIIe Reich.
Le maire a ensuite évoqué la mémoire d'un martyr stéphanais de la Résistance. «Il s'appelait Louis Moison, […] il était Résistant au sein des Forces françaises de l'intérieur. Il a été dénoncé et arrêté ici même, à quelques mètres de là, au café de la mairie».
Déporté au camp de Sachsenhausen, le Résistant «ne reviendra pas et décédera en avril 1944».
Afin d'honorer sa mémoire, le maire a annoncé que l'immeuble récemment sorti de terre rue Gambetta portera le nom du Résistant.
Une construction récente qui fait symboliquement écho à la longue reconstruction de la ville et du pays qui «fut rendue possible, a évoqué Joachim Moyse, avec le programme du Conseil national de la Résistance [CNR] qui avait prévu notamment de confisquer les biens des traîtres et les profits illicites acquis sur la misère de tous».
L'évocation du CNR aura ainsi marqué le discours du maire, alors que «partout sur la planète, a-t-il dit, les inégalités continuent de se creuser et de former le terreau des guerres». Joachim Moyse fustigeant les «postures bellicistes de certains grands dirigeants de ce monde» qui émaillent l'actualité.
En conclusion de son allocation, le maire a rappelé la réponse «intransigeante» que les Stéphanais ont su opposer «aux semeurs de haine et de divisions» aux origines de l'attentat contre le père Hamel, lançant «un appel en faveur d'une mobilisation pour la paix».
Un appel au nom des valeurs du CNR dont «il est plus que nécessaire de s'inspirer», a insisté le maire, «pour faire face à la peur et à la haine de l'autre, faire face aux inégalités et aux injustices sociales, et bien sûr faire face à la guerre».
La Ville a fait siennes les idées du CNR, a conclu Joachim Moyse. Elle est «fière de ses valeurs progressistes, humanistes, pacifistes, solidaires […] qui sont et resteront notre héritage et notre bien commun».
Une délégation d'élus de la ville jumelle ukrainienne de Novaïa Kakohvka s'est jointe à la cérémonie. Au nom de ses compatriotes, le conseilleur municipal de cette ville, Alexandre Louk'ianenko (à gauche sur la photo), a déposé une gerbe au pied du monument aux morts.
À l'issue de la cérémonie et du traditionnel chant des partisans et de la Marseillaise, le maire a remis à Auguste Girard, la médaille militaire, la plus haute distinction réservée aux sous-officiers et aux soldats. L'ancien second maître de deuxième classe de la marine nationale l'a reçue au titre de son engageent pendant la guerre d'Algérie.

> Téléchargez le discours du maire

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