À la une | 25/09/2017

Vieux papiers et insertion

Une plateforme de tri Nouvelle Attitude, filiale de La Poste, a été inaugurée vendredi 22 septembre, rue des Cateliers, en présence du maire Joachim Moyse et du directeur général adjoint du groupe La Poste, Philippe Dorge. 30 tonnes de journaux et de papier bureautique y passent chaque jour entre les mains de ses 35 salariés pour être recyclées à l'usine papetière UPM Chapelle Darblay de Grand-Couronne.

Ouverte depuis mai, la plateforme tourne six jours sur sept de 6h30 à 21h pour engloutir les invendus de presse du quart nord-ouest de la France ainsi que les papiers de bureau collectés par le service Recy'go de La Poste. Associée au distributeur de presse Presstalis, Nouvelle Attitude se présente comme une entreprise d'insertion.
Le maire Joachim Moyse a salué cette initiative qui s'inscrit, a-t-il dit, «dans les valeurs sociales et écologiques de notre commune», se félicitant notamment qu'une quinzaine de Stéphanais, «en partie issus de la géographie prioritaire de la ville» y aient trouvé un emploi.
L'installation de la plateforme de tri a été favorisée par les accords qui ont encadré la mise à l'arrêt de la machine à papier PM3 et la suppression de 196 emplois à l'usine UPM Chapelle Darblay en 2014 (Le Stéphanais n°199). «La direction s'était engagée à trouver du volume pour alimenter la PM6, la machine restante», explique Jean-François Gabala, représentant CGT de l'usine couronnaise. «Pour nous, ce papier trié ici, c'est du caviar», se félicite un autre salarié de l'usine papetière.
La plateforme étant une filiale de La Poste, le maire a tenu à ajouter que la commune restait «attachée au service publique postal». «Et nous n'hésitons pas à nous mobiliser quand ce service tend à se dégrader», a-t-il ajouté, pointant les récentes fermetures de bureaux de poste et les dysfonctionnements liés aux effectifs insuffisants en nombre ou insuffisamment formés.
Ayant eu vent de la venue du directeur général adjoint de La Poste, la CGT des postiers avait d'ailleurs adressé à ce dernier une lettre ouverte dans laquelle le syndicat pointe le «manque récurrent d'effectif [qui] ne […] permet pas d'effectuer quotidiennement une distribution de qualité et occasionne de nombreux dépassements d'horaires de travail malheureusement insuffisamment pris en compte».
Philippe Dorge n'a pas souhaité commenter l'interpellation de la Fapt-CGT, indiquant qu'il n'avait pas pour habitude de prêter attention aux lettres ouvertes. Il avait néanmoins affirmé lors de son discours être attaché à un «dialogue social fort», se félicitant de «la politique sociale dynamique» de son entreprise… Ce que les postiers apprécieront.

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