À la une | 3/10/2017

L'ACSH proteste contre l'annulation par l'État des subventions “politique de la ville”

Le directeur de l'association du centre social de la Houssière (ACSH), Emmanuel Sannier, a démissionné lors de la séance du conseil citoyen Hartmann-La Houssière, mardi 3 octobre, où il siégeait en tant qu'acteur de terrain.

Au nom de son conseil d'administration et de ses 1.250 adhérents, le responsable associatif entend ainsi protester contre l'annulation par l'État des subventions «politique de la ville» survenue cet été. Il proteste également contre l'incertitude qui pèse sur le renouvellement et la prescription des contrats aidés.
«Sans remettre en cause l'utilité et le travail de ce conseil citoyen, a-t-il déclaré à Karine Bazin, la déléguée de la préfète également présente lors de cette séance, je ne peux plus continuer cette mascarade qui consiste à demander aux habitants de s'investir dans la citoyenneté sans leur donner de financements. Sans argent, je ne sais pas faire.»
Le directeur du centre social déplore en outre la manière dont cette annonce lui a été faite au milieu de l'été: «Ça a été super violent, nous n'avons eu aucune explication hormis un simple courrier se terminant par un “bien cordialement” écrit à la main. Mais derrière les actions que nous menons, c'est de l'humain. On ne peut pas annuler ça comme s'il s'agissait d'un simple canapé qu'on retourne au vendeur. La politique de la ville, ce n'est pas ça. On se bat pour faire vivre la citoyenneté et la préfecture annule nos financements par un simple courrier! Comment voulez-vous maintenant qu'on travaille ensemble? Si la préfète ne nous respecte plus, il faudra nous le dire.»
«Je comprends votre démarche, a assuré pour sa part la déléguée de la préfète. Nous avons reçu des consignes d'en haut, en pleine période estivale. Les services de la préfecture ont dû aller très vite. On a dû faire des choix difficiles mais derrière ces choix il y a aussi des femmes et des hommes sensibles à ce que vous faites sur le terrain. Nous n'avons pas pu anticiper les choses. Il semble néanmoins que les crédits de la politique de la ville des cinq prochaines années seront sanctuarisés.»
Karine Bazin affirmant cependant avoir des «incertitudes» sur le devenir des contrats aidés. La déléguée de la préfète précise néanmoins que la politique de l'emploi pourrait être renforcée par la relance des «emplois francs», pourtant supprimés il y a deux ans. «Nous avons une réunion vendredi 6 octobre à Paris avec le ministre de la Cohésion des territoires, a-t-elle ajouté, et je reviendrai vers vous pour voir les solutions qui peuvent être apportées à votre association.»
Emmanuel Sannier a quant à lui conclu avant de quitter le conseil citoyen: «Il y aura d'autres actions. Attendez-vous à encore entendre parler de l'ASCH.»
Màj le 06/10/17

Réactions

Par Guy CASTELAIN | 04 octobre 2017 à 17:09

Avec tout mon soutien pour que l'Etat soit à l'écoute de toutes les personnes salariées et bénévoles qui s'attachent à défendre, à restaurer, les valeurs citoyennes envers les personnes dans des situations de précarité, d'isolement et autres.
Avec toutes mes amitiés sincères à l'ACSH
Guy CASTELAIN

Par jean-francois crayeusky | 04 octobre 2017 à 20:15

l'association l'acsh où je vais et où on fait plein de choses ne pourra pas survive sans les subventions de l'état qui sont supprimées.
C'est triste de voir ça, merci au directeur qui ne baissera pas les bras.

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