À la une | 8/02/2010
Carte postale américaine, février 2010
Auriane Étienne, jeune étudiante chercheuse à l’Université de sciences du Madrillet, a remporté en novembre dernier une bourse lui permettant de poursuivre ses recherches de l’autre côté de l’Atlantique, au sein d’une prestigieuse université de Californie. Là, elle va travailler pendant quelques mois sur sa thèse qui s’intéresse au vieillissement de pièces en acier inoxydable. La jeune femme a accepté de nous envoyer régulièrement des cartes postales et de partager ainsi avec nous ses impressions, ses coups de cœur et ses éventuelles difficultés.
"Je m’appelle Auriane Étienne, j’ai 26 ans. J’ai effectué toutes mes études supérieures à l'Université de Rouen, depuis le Deug sciences de la matière jusqu'au Master de physique des matériaux. J’ai ensuite préparé une thèse au sein du laboratoire "Groupe de physique des matériaux", unité mixte de recherche entre le CNRS, l’Université et l’INSA de Rouen. Ce laboratoire, implanté sur le site du Madrillet, est internationalement reconnu pour ses travaux, notamment grâce à la sonde atomique tomographique. Cet instrument, développé au laboratoire, permet de visualiser la matière à l’échelle de l’atome. J’ai soutenu ma thèse en décembre 2009, et suis ensuite partie en post-doctorat à l'Université de Californie à Santa Barbara (UCSB).
Santa Barbara est une ville très agréable, j’y suis arrivée fin décembre sous un soleil éclatant et une température de 20 °C. C’est une station balnéaire touristique, située à 2 heures de Los Angeles, au bord de l’océan Pacifique. C’est une ville plutôt étudiante. L’UCSB, université réputée, compte 20 000 environ étudiants. Les gens sont très accueillants et très ouverts, ce qui facilite la vie au quotidien. Cependant, tout n'est pas toujours facile pour un Français fraîchement débarqué. Les logements sont chers et il est assez difficile de trouver des appartements individuels. La plupart des étudiants vivent en colocation ou dans des « guest house », chambres louées dans des maisons individuelles. Le décalage horaire (9 heures) ne facilite pas la communication avec les proches restés en France.
En ce qui concerne le travail, j’effectue mon post-doctorat à l'UCSB, au sein du département d’ingénierie mécanique (Mechanical engineering). Le campus, idéalement placé au bord de l’océan, est immense et on y voit fourmiller des centaines d’étudiants en vélo ou en skateboard. Le campus est une ville à part entière, avec un théâtre, des stades de baseball, des terrains de sport, un hall pour les événements sportifs, son propre poste de police… Ici, les gens commencent le travail vers 8 heures et le quittent vers environ 17heures. Il n’y a pas vraiment de pause repas le midi. Chacun mange rapidement un sandwich à n’importe quelle heure. La culture du repas est assez déroutante pour un français. Le soir, les gens vont en général manger à l’extérieur vers 18 heures.
Je travaille dans une équipe constituée d’une dizaine de personnes. Je partage mon bureau avec 3 étudiants et un ingénieur. Les conditions de travail sont idéales grâce à un parc instrumental très important, quasiment neuf et extrêmement bien entretenu. "






