À la une | 26/02/2010

Poska Nostra : la bonne cause de l'art urbain

Couette

Du 26 février au 27 mars, le centre socioculturel Jean-Prévost met à l’honneur l’art urbain avec la deuxième édition de l’exposition Poska Nostra. Graffitis, peintures, volumes et autres collages, toutes les formes d’expressions auront droit de cité. Assis sur son trône, lunettes noires, cigare au coin de la bouche, verre de whisky à la main, valise pleine de Posca (gros feutres) menottée au poignet… Le personnage peu amène qui figure sur le visuel de l’exposition pourrait rappeler quelque vieux chef mafieux sicilien aperçu dans Le Parrain. Mais toute ressemblance entre Poska Nostra et la pieuvre Cosa Nostra s’arrête là. Et si le collectif toulousain Plastikk Soldier, co-organisateur de l’exposition consacrée au street art avec le centre Jean-Prévost, a bien un code d’honneur, ce dernier ne poursuit qu’un but : "présenter l’art urbain et contribuer à son essor en montrant des artistes qui ont leur propre style, leur technique, leur domaine de création".
Après le succès de la première édition, difficile de ne pas renouveler ce rendez-vous, véritable mise en lumière du travail d’artistes qui tendent à quitter les murs des entrepôts désaffectés pour les galeries d’art. "L’événement avait connu un grand succès l’an dernier, se souvient Samuel Dutier, le directeur du centre. Le public était venu en nombre tout au long des trois semaines, les habitués de nos expositions parfois un peu déroutés, mais aussi beaucoup de jeunes pour qui cela parlait beaucoup. Notre volonté est de diversifier les expositions que nous accueillons, là nous mettons en avant des modes d’expressions différents, de nouvelles techniques graphiques."
À partir du 26 février, le visiteur pourra donc découvrir près de vingt-cinq artistes venus de toute la France et même de Belgique. De quoi lever un coin du voile qui recouvre encore les multiples facettes de ces cultures urbaines. Ces dernières peinent encore à toucher le public au-delà du cercle des « jeunes » initiés. Il faut dire que les occasions de découvrir ces graffs, pochoirs, collages, peintures et autres volumes sont rares en dehors de Paris.
Écloz, un des acteurs de la scène rouennaise, à la tête de sa propre galerie rue des Bons enfants, figure au nombre des exposants. "De tels événements sont toujours les bienvenus, néanmoins il est important que nous ne restions pas entre nous. Pour ma part, j’ai quitté depuis quelques années le milieu illégal du graff sur des murs pour des tableaux. Je me considère d’ailleurs aujourd’hui comme un artiste contemporain et je cherche plus la rencontre avec des artistes d’horizons différents."
• Exposition
2e édition de Poska Nostra du 26 février au 27 mars, à voir aux heures d’ouverture du centre socioculturel Jean-Prévost, place Jean-Prévost. Plus d’informations au 02 32 95 83 66.

> Le site de Plastikk soldier

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