Durable au quotidien

Les grandes orientations municipales se traduisent aussi par des gestes et des changements d’habitude au quotidien pour les agents de la collectivité. Petit tour d’horizon de ce qui bouge dans les services municipaux dans le cadre de l'Agenda 21.

Acheter autrement

Le développement durable est déjà en route dans la collectivité. Mise en place en 2011, la charte des achats durables à destination des entreprises et des services sert de cadre à la politique d’achat de l’ensemble des services de la Ville pour prendre en considération l’impact environnemental mais aussi les conditions sociales de production. En n’oubliant pas que le meilleur achat qui respecte le développement durable, c’est celui qu’on ne fait pas. Cela nécessite de revoir nos besoins, voir si l’achat est indispensable… De même, la charte des achats durables offre la possibilité de demander à ce que l’entreprise emploie des personnes en insertion, lors d’un marché de travaux par exemple. La redéfinition d’un besoin doit nécessairement s’accompagner d’une analyse technique, budgétaire pour vérifier la faisabilité de l’action.

Se déplacer plus propre

Volet incontournable de l’Agenda 21, le plan de déplacement de la collectivité définit les priorités en matière de politique de déplacement et de développement urbain de la ville. Dans cette optique, un questionnaire a été adressé à tous les agents municipaux pour connaître les pratiques de déplacement domicile-travail et ainsi de mettre en œuvre des solutions incitatives permettant de développer l’usage des modes alternatifs pour les trajets. Plus du tiers des agents ont répondu.

Déchets : traitement et recyclage

Diverses actions en faveur du développement durable ont été mises en œuvre dans les services municipaux, notamment pour tout ce qui touche au recyclage ou au traitement des déchets. Les corbeilles distinctes permettent de recycler papier, verre, plastique. Et pour tous les services qui produisent des déchets nécessitant un recyclage spécifique (emballages souillés de gras, huiles usagées, batteries, aérosols ou chiffons souillés…) des plateformes déchets ont été mises en place. Des systèmes de récupération qui font suite à la réflexion menée en 2003 sur tous les déchets produits par la Ville.

Basse consommation

Dans le renouvellement urbain, le durable est là aussi. Les normes appliquées sur les bâtiments construits anticipent les futures réglementations de consommation énergétique. Les projets de constructions sont ainsi basés sur des normes de basse consommation, sur un choix de matériaux de construction ou par le choix d’énergies renouvelables comme c’est le cas avec la chaufferie au bois du Madrillet. Dans les batiments muncipaux aussi, l'effort est à l'économie d'énergie avec l'engagement en 2012 d'un marché de performance énergétique. Les travaux en cours sur les installations de chauffage et sur l'isolation des batiments doivent permettre d'améliorer le confort des usagers tout en réduisant les factures d'énergie.

Changement de comportements

Depuis plusieurs années, le parc automobile municipal dispose de véhicules électriques. De même, le service des espaces verts utilise des produits phytosanitaires moins dangereux, privilégie le paillage du sol dans les massifs avec des déchets générés par le service des espaces verts. Au restaurant municipal, 15 % des denrées alimentaires sont biologiques. "Le Stéphanais" et ses suppléments sont édités sur du papier recyclé par une imprimerie qui respecte les engagements de la charte Imprim'vert. Enfin, la dématérialisation de nombreux documents administratifs a permis de stopper la croissance de la consommation de papier des services municipaux en 2009 avant une première baisse en 2010.

L’eau à la fontaine

La Ville a choisi d’abandonner les distributeurs d’eau à bonbonnes au profit du réseau public d’eau potable. Les nouvelles fontaines sont branchées directement sur le réseau public et permettent de boire de l’eau du robinet filtrée. Pour garantir la qualité de l’eau distribuée, les fontaines sont équipées d’un système de filtre anticalcaire, bactéries, chlore et sédiment. Jusqu’alors, le marché de location de l’eau représentait 900 bonbonnes par an et 91 000 gobelets. Le fait de ne plus faire appel à la location de bonbonnes évite le transport et la manutention liés à ce marché.