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La bonne odeur du solvant

Julia Poulain, chargée de mission agenda 21 à la Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray, propose une série de chroniques durables pour s'informer et changer de comportement. À consommer sans modération…

Nous passons entre 70 et 90 % de notre temps au sein d’espaces clos ou semi clos tels que le logement, le bureau ou la voiture. La qualité de l’air intérieur de ces espaces de vie suscite de nombreuses questions : comment savoir si nous vivons et travaillons dans un milieu sain ? Sommes-nous exposés à des polluants ou des produits toxiques ? Quels impacts sur notre santé ?

Les sources de pollution

Assise dans mon canapé, je m’interroge sur les sources de pollution au cœur de ma maison et sur l’impact qu’elles peuvent avoir sur la santé. En quelques clics sur le net, je découvre un site dédié à la qualité de l’air intérieur : http://www.qualite-air-interieur.fr
J’y apprends que les sources de pollution sont tellement nombreuses que parfois notre air intérieur est plus pollué que l’air extérieur… Le bois aggloméré, la moquette, le linoléum, les peintures, les colles, les matières plastiques, les tissus, les appareils de chauffage, les produits ménagers, le tabagisme, l’humidité ou encore les parfums d’ambiance sont autant de sources de pollution qui ont des effets sur notre confort et notre santé. Les plus touchés par ces pollutions sont les enfants et les personnes âgées. L’inhalation de certains produits tels que solvants, eau de javel, détartrants, colles, bougies ou encore désodorisants peut provoquer des troubles respiratoires, des allergies, des problèmes de peau ou des cancers.

POLLUTION INTÉRIEURE DES HABITATIONS

À La lecture de ses articles, j’ai l’impression que tous les meubles, objets, vêtements et produits de la maison sont bons à jeter… Pour ne pas vivre nue et à la belle étoile, je recherche des solutions simples qui pourraient améliorer la qualité de l’air de ma maison…

 

Testez votre intérieur

Un petit test sur le site de l’Ademe, mes courses pour la planète, me permet d’évaluer la qualité de l’air de mon habitation. Après quelques questions sur mes pratiques quotidiennes et sur les matériaux utilisés dans chacune des pièces, j’apprends que la qualité de l’air de mon intérieur est satisfaisante et le site me donne quelques conseils dans l’utilisation de certains produits et sur les gestes simples à accomplir :
• aérer chacune des pièces de son logement au moins 10 minutes par jour afin de renouveler l’air,
• vérifier la composition des produits ménagers (le plus simple étant d’utiliser du vinaigre blanc et du savon noir),
• privilégier l’achat de meubles en bois massif (FSC) et de peintures labellisés (label européen…),
• éviter les moquettes et le linoléum,
• opter pour des plantes dépolluantes
• lutter contre l’humidité (facteur aggravant de la qualité de l’air)…

Sur un site dédié au développement durable, je remarque qu’un décret, datant du 17 mai 2011, va rendre obligatoire l’étiquetage des produits de construction et de décoration à partir du 1er janvier 2012. Cette étiquette indiquera le niveau d’émissions de polluants volatils à partir d’une note de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) et le schéma d’une maison contenant un nuage de polluants. Ces indications devraient nous permettre de mieux identifier la qualité de ces produits.