Insertion : solidarités croisées

Le milieu associatif stéphanais et la Ville multiplient les opérations d'insertion professionnelle, en particulier auprès des jeunes. Ces opérations peuvent s'appuyer sur la procédure des appels d'offres, d'autant que depuis l'an 2000, les critères d'attribution des marchés publics prennent en compte les efforts consentis par les entreprises en faveur de l'emploi et de l'insertion. Depuis 2002, la Ville intègre ainsi à ses commande de chantier cette clause qui oblige toute entreprise à consacrer au moins 5% des heures du marché à l'embauche de Stéphanais éloignés de l'emploi. La Maison pour l'information sur l'emploi et la formation (Mief) qui pilote cette clause a ainsi permis à une cinquantaine de Stéphanais de retrouver une situation professionnelle stabilisée.
Une manière de croiser les solidarités que l'on retrouve avec l'aide aux petits travaux (couture, jardinage, pose de papier peint) proposée aux personnes âgées, et apportée par l'association Promaction, ou grâce au contrat passé avec une entreprise d'insertion pour assurer le maintien du service de restauration scolaire. Autre piste : les chantiers de travaux ou d'entretien proposés aux jeunes pendant les vacances scolaires. Un contrat de travail, une fiche de paye, une rémunération contre quelques jours passé à l'entretien d'un quartier, de quoi se payer des vacances mais aussi faire un premier pas dans l'univers professionnel.
La Ville peut évidemment s'appuyer sur la Mief qui connaît bien les attentes des futurs employeurs et s'efforce d'anticiper les demandes en proposant des formations aux futurs postulants.
