Un plan pour la ville de demain

Fin 2011, à l'issue de deux années de réflexion et de concertation, le conseil municipal a adopté le plan local d'urbanisme (PLU), désormais applicable. Avec l’élaboration d’un plan local d’urbanisme, la collectivité s'est donné les moyens de réfléchir sur la ville pour les années qui viennent, en termes de logement, de services publics et commerciaux, de relations ville-forêt-Seine, de préservation du centre ancien, de développement économique ou de moyens de transport. Cette réflexion prend en compte le caractère multipolaire de la ville, partie intégrante de son histoire et de son identité.

Le PLU ainsi élaboré se compose de plusieurs documents complémentaires. En premier lieu, le projet d'aménagement et de développement durable (PADD), qui fixe le cadre politique du projet à savoir les "orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques. " (Article L. 123-1-3 du Code de l’Urbanisme).

Le PADD peut être complété par un règlement ainsi que par une carte de zonage. Ces déclinaisons sont évidemment en cohérence avec les orientations du PADD. Ces documents sont téléchargeable ci-contre au format PDF. Voici de manière synthétique les grands axes et objectifs du PADD : répondre à la demande de logements et favoriser la reprise démographique ; répondre à la demande d’emplois et entretenir le dynamisme économique ; répondre aux besoins de déplacements et structurer le territoire et valoriser les atouts de la ville et renforcer son attractivité.

Répondre à la demande de logement

Quelles constructions faut-il engager et dans quels endroits de la ville ? Première piste retenue avec la création d’un nouveau quartier entre La Houssière et les Cateliers. En utilisant différents types d’habitat, de l’individuel au petit collectif du type de ceux bâtis aux Cateliers, la Ville évalue à 2 800 logements les possibilités de ce nouveau quartier. Il accueillerait en outre une nouvelle voie et un ensemble de services, de commerces et d’équipements utiles aux habitants du nouveau quartier comme à ceux de Thorez ou des Cateliers. Ce nouvel espace urbain préserverait les liaisons entre le bois du Val l’Abbé, et recevrait le parc sportif d’agglomération avec golf. La perspective d’une densification du centre-ville est également envisagée, en menant de manière ponctuelle des opérations de rénovation ou de mutation de parcelles. Un atelier urbain citoyen débat actuellement sur les constructions envisageables sur la zone Seguin, rue des Coquelicots. Enfin, il convient d’envisager la poursuite de la rénovation urbaine qui a permis la démolition-reconstruction de 1 000 logements depuis 2001. Ainsi, à l’horizon 2025, plus de 5 000 logements pourraient sortir de terre. L’objectif de 35 000 habitants est donc atteignable dans le cadre d’un développement urbain mesuré.

Le type de logements retenu s’inspirerait de ce que se fait dans le quartier des Cateliers, avec une grande diversité d’offres : logement social, accession sociale, classique, T2 et T3… En tenant compte du fait que 70% de la population est éligible au logement social. 
Enfin, nous souhaitons prendre en compte les principes du développement durable en limitant l’étalement urbain et en économisant le foncier, en organisant une gestion des eaux pluviales et des niveaux de performance énergétique qui permettent de limiter les charges.

Répondre aux besoins de déplacements

Concernant les déplacements, il convient d’améliorer les déplacements à l’intérieur des frontières de la ville afin d’atténuer les coupures entre les pôles de services ou de commerces et les quartiers.

Les nouveaux aménagements doivent privilégier les cycles et piétons sur tout le territoire à l’instar de ce qui a été entrepris rue Julian-Grimau, mais aussi le transport collectif. L’arrivée d’une ligne de bus en site propre, comme Téor, avenue des Canadiens, les nouvelles rames de Métrobus, plus grandes, contribuent à améliorer la prise en charge des voyageurs. Côté train, les espoirs reposent sur la création d’une ligne de transport ferroviaire entre Rouen et Elbeuf, dont deux arrêts pourraient desservir la ville : côté Zone industrielle des bords de Seine/Séguin et sur le secteur Granet.

Il faut enfin intégrer les questions d’accessibilité pour les personnes handicapées et à mobilité réduite. 
Du côté des infrastructures, il faut imaginer une nouvelle rue desservant le futur quartier Guérin, une passerelle reliant le bas de la ville avec la zone industrielle et une gare intermodale dans le secteur Seine/Seguin.

Entretenir le dynamisme économique

Saint-Etienne-du-Rouvray constitue l’un des principaux pôles d’emplois de la périphérie rouennaise. La ville accueille près de 14 000 emplois dans les 970 établissements implantés sur son territoire. Le maintien et le renforcement de ce dynamisme économique impliquent de favoriser la diversité et la qualité d’un tissu d’entreprises respectueux de l’environnement et des conditions de vie des salariés et des habitants.

Ceci suppose d’anticiper les mutations économiques et d’encadrer l’évolution des sites industriels, afin d’assurer leur compatibilité avec les grands objectifs urbains, sociaux et démographiques de la Ville. À l'image de la zone industrielle en bord de Seine ou de la reconversion de Seine Sud. En outre, certaines activités s’avèrent peu compatibles avec la proximité de l’habitat. Enfin, une attention particulière doit être portée au commerce et aux activités de service.

Valoriser les atouts de la ville

Dans le cadre de la valorisation du patrimoine vert et du cadre de vie, il est préconisé d’améliorer les accès à la forêt urbaine de loisirs, de veiller à la continuité entre le bois du Val l’Abbé et la forêt. La Ville ne perd pas de vue la création d’un grand parc urbain aux Bruyères, par la Métropole Rouen Normandie, ainsi que d’un parc sportif dans le futur quartier en bordure de forêt. Autre enjeu d’importance avec la réappropriation des bords de Seine, à la fois pour des usages de promenade mais aussi économiques en termes de transport fluvial.