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Agenda 21 : vers un développement durable

Satisfaire aux besoins des générations actuelles sans compromettre les ressources des générations à venir : c’est l’objectif du développement durable. En s’engageant dans une démarche d’Agenda 21, l’action municipale se met en résonance avec les grandes préoccupations formulées pour la première fois de manière globale au sommet de la terre de Rio en 1992 : exploitation des ressources dans la limite du respect de l’environnement, lutte contre la pauvreté comme élément du développement durable, réduction et élimination des modes de production non viables, principe du « pollueur-payeur », principe de précaution…

Le projet de développement durable cherche à répondre au niveau local aux dysfonctionnements générés par les crises écologiques, sociales et économiques, par des actions transversales qui mettent en cohérence équité sociale, efficacité économique et protection de l’environnement. Ces trois piliers sont associés à la participation citoyenne, facteur de réussite.

Ce projet se concrétise par l’adoption d’un Agenda 21, programme d’actions intégrant les principes de développement durable qui place l’homme et son environnement au cœur des préoccupations et des politiques à mener.

Dans le domaine de la lutte contre le changement climatique et la protection de l’atmosphère, le projet stéphanais vise à développer le recours aux transports en commun, en particulier avec le projet de transport rapide ferroviaire d’agglomération et le soutien à l’activité du fret ferroviaire implantée localement. Il favorise les modes de déplacement doux : pistes cyclables facilitant les liaisons entre le haut et le bas de la ville, pédibus pour se rendre vers les écoles. Le recours à des énergies moins ou non polluantes doit être généralisé : véhicules électriques et utilisation du diester pour la flotte municipale, création de la chaufferie bois du Château Blanc. Concernant l’habitat, la priorité est donnée aux économies substantielles d’énergie inscrites dans une logique de haute qualité environnementale.

Pour ce qui la concerne directement, la Ville s’engage à améliorer la performance énergétique de ses bâtiments. Enfin, si le territoire entend conserver sa vocation industrielle, il refuse l’accueil d’entreprises classées Seveso 2 et d’activités nuisantes.

L’Agenda 21 local vise également à la préservation de la biodiversité, à la protection des milieux et des ressources. Cela passe par une attention portée à l’important patrimoine naturel stéphanais : bords de Seine, forêts, parcs et jardins qui représentent 1/5 du territoire communal. Saint-Étienne-du-Rouvray compte ainsi neuf Zones naturelles d’intérêt faunistique et floristique. Afin d’être elle-même exemplaire, la Ville s’engage dans une gestion raisonnée des espaces verts qui passe par la diminution importante du recours aux produits phytosanitaires, l’optimisation de l’arrosage intégré, la récupération de l’eau, le recyclage des produits toxiques, la valorisation des déchets verts…

Sur les questions sensibles de qualité de l’air, nuisances sonores et pollutions visuelles, l’Agenda 21 accentue les efforts pour garantir une qualité de l’air correcte et faire évoluer les comportements qui nuisent au vivre ensemble.

Dans les domaines de la gestion de l’eau et assainissement, si la Ville n’est pas gestionnaire, elle soutient fortement au niveau intercommunal les politiques de gestion publique de l’eau, bien commun plutôt que source de profit privé. L’Agenda 21 local doit permettre en outre d’économiser la ressource, réduire les consommations, récupérer les eaux pluviales, par exemple avec les noues d’assainissement déjà mises en œuvre sur les voiries récentes.

En dernier lieu, le projet durable s’inscrit dans la complémentarité avec les autres projets sur la question-clé de l’épanouissement de tous les êtres humains à travers l’attention portée à un urbanisme durable et au cadre de vie, le soutien à la vie citoyenne, associative et culturelle, l’accès aux droits fondamentaux…