le logo du projet urbainImaginer la ville de demain

Avec l’élaboration d’un plan local d’urbanisme, la collectivité se donne les moyens de réfléchir sur la ville pour les années qui viennent, en termes de logement, de services publics et commerciaux, de relations ville-forêt-Seine, de préservation du centre ancien, de développement économique ou des moyens de transport. Cette réflexion prend en compte le caractère multipolaire de la ville, partie intégrante de son histoire et de son identité.

Première question d’importance : celle du logement. L’objectif affiché de 35 000 habitants en 2025 n’est pas tant d’affirmer un horizon chiffré que de satisfaire l’attente des jeunes qui veulent quitter le cocon parental et celle des personnes âgées de plus en plus nombreuses et dont les besoins évoluent.

le quartier des Cateliers

Quelles constructions faut-il engager et dans quels endroits de la ville ? Première piste retenue avec la création d’un nouveau quartier entre La Houssière et les Cateliers. En utilisant différents types d’habitat, de l’individuel au petit collectif du type de ceux bâtis aux Cateliers, la Ville évalue à 2 800 logements les possibilités de ce nouveau quartier. Il accueillerait en outre une nouvelle voie et un ensemble de services, de commerces et d’équipements utiles aux habitants du nouveau quartier comme à ceux de Thorez ou des Cateliers. Ce nouvel espace urbain préserverait les liaisons entre le bois du Val l’Abbé, et recevrait le parc sportif d’agglomération avec golf.

La perspective d’une densification du centre-ville est également envisagée, en menant de manière ponctuelle des opérations de rénovation ou de mutation de parcelles. On peut aussi imaginer des constructions sur la zone Seguin, rue des Coquelicots.

Enfin, il convient d’envisager la poursuite de la rénovation urbaine qui a permis la démolition-reconstruction de 1 000 logements depuis 2001.

Ainsi, à l’horizon 2025, plus de 5 000 logements pourraient sortir de terre. L’objectif de 35 000 habitants est donc atteignable dans le cadre d’un développement urbain mesuré.

Le type de logements retenu s’inspirerait de ce que se fait dans le quartier des Cateliers, avec une grande diversité d’offres : logement social, accession sociale, classique, T2 et T3… En tenant compte du fait que 70 % de la population est éligible au logement social. 
Enfin, nous souhaitons prendre en compte les principes du développement durable en limitant l’étalement urbain et en économisant le foncier, en organisant une gestion des eaux pluviales et des niveaux de performance énergétique qui permettent de limiter les charges.

Concernant les déplacements, il convient d’améliorer les déplacements à l’intérieur des frontières de la ville afin d’atténuer les coupures entre les pôles de services ou de commerces et les quartiers.

sur la piste cyclable du Val l'Abbé Les nouveaux aménagements doivent privilégier les cycles et piétons sur tout le territoire à l’instar de ce qui a été entrepris rue Julian-Grimau, mais aussi le transport collectif. L’arrivée d’une ligne de bus en site propre, comme Téor, avenue des Canadiens, la livraison de nouvelles rames de Métrobus, plus grandes, devraient contribuer à améliorer la prise en charge des voyageurs. Côté train, les espoirs reposent sur la création d’une ligne de transport ferroviaire entre Rouen et Elbeuf, dont deux arrêts pourraient desservir la ville : côté Zone industrielle des bords de Seine/Séguin et sur le secteur Granet.

Il faut enfin intégrer les questions d’accessibilité pour les personnes handicapées et à mobilité réduite. 
Du côté des infrastructures, il faut imaginer une nouvelle rue desservant le futur quartier Guérin, une passerelle reliant le bas de la ville avec la zone industrielle et une gare intermodale dans le secteur Seine/Seguin.

la zone industrielle Seine Sud

La réflexion porte également sur la valorisation des atouts. En commençant par les atouts économiques de la ville, qui après une forte désindustrialisation voit ses parcs d’activités se développer. D’autres toutefois doivent évoluer, à l’image de la zone industrielle en bord de Seine ou de la reconversion de Seine Sud. En outre, certaines activités s’avèrent peu compatibles avec la proximité de l’habitat. Enfin, une attention particulière doit être portée au commerce et aux activités de service.

Dans le cadre de la valorisation du patrimoine vert et du cadre de vie, il est préconisé d’améliorer les accès à la forêt urbaine de loisirs, de veiller à la continuité entre le bois du Val l’Abbé et la forêt. La Ville ne perd pas de vue la création d’un grand parc urbain aux Bruyères, par la Crea ainsi que d’un parla forêt urbaine de loisirsc sportif dans le futur quartier en bordure de forêt. Autre enjeu d’importance avec la réappropriation des bords de Seine, à la fois pour des usages de promenade mais aussi économiques en termes de transport fluvial.