• Mise en scène : Ninon Brétécher d’après le roman de Arnaud Cathrine (Editions Verticales/Gallimard et Folio)
  • Collaboration artistique : Jean-Louis Benoît
  • Adaptation : Arnaud Cathrine et Ninon Brétécher
  • Avec : Nathalie Richard et Arnaud Cathrine, les musiciens Vincent Artaud (basse, clavier), David Grebil (batterie)
  • Cinématographie : Jean-Charles Fitoussi
  • Création musicale : Vincent Artaud
  • Création lumière : David Debrinay
  • Création sonore : François Vatin
  • Durée estimée : 1h10
  • tarif A

Théâtre | 26 novembre 2013 20h30

Le journal intime de Benjamin Lorca : Arnaud Cathrine et Ninon Brétécher

Photo: J.-C. Fitoussi

Avec cette pièce de théâtre rock, adaptée du roman d’Arnaud Cathrine, Ninon Brétécher nous invite à un voyage à l’intérieur de deux êtres agités par la mort de l’écrivain Benjamin Lorca. Bouleversés et perdus, âmes et corps éclatés, Martin, son frère, et Ninon, son ex-compagne, cherchent à se reconstituer au travers des pages de son journal intime. Une histoire de deuil vue par ceux qui restent, dense, émouvante et hypnotique.

L’auteur Benjamin Lorca s’est suicidé. Pourquoi ? Il a laissé derrière lui un journal intime, acte inespéré de la part d’un être si secret. Faut-il le lire ? Le détruire ? Le publier ? Ninon, une chanteuse rock qu’il n’a jamais cessé d’aimer, et Martin, le jeune frère délaissé, se découvrent face au lit vide du disparu : dans le matelas est enfoui l’ordinateur du mort et avec lui tous ses secrets.
La metteure en scène Ninon Brétécher fait de cette rencontre atypique et douloureuse une veillée théâtrale, rock et cinématographique. Où la voix de Nathalie Richard, accompagnée par deux musiciens, chante la rage de toute perte, passant tour à tour de la scène musicale à la chambre funéraire. Où Arnaud Cathrine – interprète de l’adaptation de son propre roman – endosse toute l’étrangeté d’un jeune frère mal aimé et fou d’amour.

- Retrouvez Arnaud Cathrine pour une lecture mardi 5 novembre à 19h30 et dans "Code Sagan" vendredi 17 janvier

« Dans tout travail de deuil, il y a de l’attachement et le long apprentissage du détachement, sur la scène, (…) il y a (…) un carré de chaises qui délimite et enferme le chagrin. Et pour dire la violence, il y a du son, (…) sauvage, féroce, (…) qui recouvre les non-dits, exacerbe le sentiment de solitude. (…) il y a l’extrême sensibilité d’un homme, ce magnifique dépouillement à fleur de souffle de Cathrine et il y a les réactions épidermiques, électriques d’un corps bourré de cris, il y a toute la grâce d’une femme, toute la folie aussi, servies sur le fil du rasoir de la belle Nathalie Richard. »

Un Fauteuil pour l’orchestre

Coproduction : La Compagnie de Jean-Louis Benoît ; Le Rive Gauche, scène conventionnée pour la danse de Saint-Etienne-du-Rouvray. Coréalisation : le Centquatre-Paris et Le Monfort. Avec le soutien du : Centquatre-Paris Production et diffusion : La Gestion des Spectacles.