chorégraphies :
Daniel Dobbels
son :
Jean-François Domingues
costumes :
Catherine Garnier
lumières :
Boris Molinié
"L’écharpe grise"
interprète :
Carole Quettier
musiques :
Nick Cave, Bert Jansch, Johnny Cash, John Lee Hooker
production :
De l’Entre-Deux
coproduction :
SACD ; Festival de Montpellier Danse
durée :
35 minutes
"Un temps rare"
interprète :
Christine Gérard
musiques :
Bernard Cavana, Jacob Ter Veldhuis
production :
De l’Entre-Deux
durée :
20 minutes
"Parfois la colère tombe"
interprète :
Anne-Sophie Lancelin
musiques :
Beethoven
coproduction :
Le Cratère, Alès
durée :
30 minutes
"Les yeux blonds"
interprète :
Aurélie Berland
musiques :
Patti Smith
production :
De l’Entre-Deux
coproduction :
Art Danse CDC Dijon Bourgogne
durée :
20 minutes
DURÉE ESTIMÉE
tarif A
À l'affiche | 12 mars 20 h 30
Danse : Solitaires

“La danse ne cherche pas à occuper l'espace mais s'en préoccupe.” Daniel Dobbels
Un chorégraphe-philosophe… Après une formation littéraire qui l’a conduit sans paradoxe à la pratique du mime et de la danse contemporaine, Daniel Dobbels a dansé pour Susan Buirge, Christine Gérard. Fondateur de l’Entre-Deux, il nous propose ici quatre soli pour femmes, "conçus sous le sceau d’une même lumière… Ce temps, dansant, est au sens strict un solo de temps, une fraction de temps hors norme et indivisible, une sensation d’être unique (…). Chaque danseuse en a le savoir obscur et lumineux. Chaque danseuse en rêve en sachant que seul son corps, détaché des marques qui le hantent intimement, est en droit et en mesure d’en ouvrir l’accès, à la condition, justement, non pas de le rêver mais de l’aimer pour ce qu’il est, c’est-à-dire pour la folle discrétion dont il est le témoin et le gardien. (…) Ces quatre soli seraient voués à côtoyer des rives, à roder autour d’un point d’attraction que la scène condenserait suivant une sobre et minimale scénographie. Les apparitions, les venues, les visitations des lieux y seraient attendues mais imprévisibles : chaque solo s’y ferait l’écho singulier et inespéré (indirect) d’une autre danse restant en appel, qu’elle soit passée ou à venir. "L’écharpe grise", dansé par Carole Quettier, "Un temps rare" par Christine Gérard, "Parfois la colère tombe" par Anne-Sophie Lancelin, "Les yeux blonds" par Aurélie Berland, tels sont les titres et les noms de celles qui déclineraient les lentes et soudaines transitions de ces danses serties comme des… solitaires."

« Daniel Dobbels développe une écriture d’une sensibilité et d’une rigueur remarquables. Rien chez lui n’est vain, rien n’est commun. [Il est] le fruit d’une école réfléchie, où la danse [est] un acte philosophique qui par là-même touche immanquablement à la beauté. » Le Nouvel Observateur
« Sur le plateau, la simplicité si ouvragée de Dobbels se pose comme l’essence d’une pensée en mouvement. » Télérama
« Chorégraphe de la liberté, Daniel Dobbels est une personnalité singulière du monde de la danse. Son écoute du corps l’amène à délivrer des chorégraphies où les mouvements sont aussi infimes que bouleversants. Une gestuelle qui tente de rendre palpable l’imperceptible. » L’Hebdo