À la une | 15/07/2013

Bon sang, c’est bien sûr

don du sang, avril 2013

Donner son sang est un acte bénévole et solidaire qui permet de sauver des vies, de soigner les malades. Beaucoup le font, mais l’Établissement du sang a besoin de plus de dons.

Mercredi 17 juillet, le camion blanc de l’Établissement français du sang (EFS) stationnera tout l’après-midi place de l’Église pour collecter les dons de sang. Un rendez-vous que les habitués ne manquent pas. Ils savent l’utilité de ce geste qui ne prend qu’une demi-heure et qui peut aider à sauver la vie des autres ou des proches. "Ça fait dix-neuf ans que je donne mon sang, depuis le service militaire, expliquait Sébastien Laisne, lors de la collecte d’avril. Il y en a toujours besoin." "C’est normal de donner, ça ne coûte rien et ça peut sauver des vies", appuie Isabelle Lemoine qui sait bien de quoi elle parle : elle travaille au service pédiatrie du CHU et voit chaque jour l’utilité des produits sanguins. Aucun traitement ni médicament de synthèse ne peut encore se substituer aux dons du sang qui servent dans de nombreux cas : opération chirurgicale, grands brûlés, hémorragie lors d’un accouchement, et aussi dans les traitements du cancer, quand l’organisme est trop faible pour fabriquer ses globules rouges. "En Normandie, nous avons besoin de 500 dons quotidiens, précise le Dr Danièle Anton-Urban. On transfuse beaucoup, de plus en plus même. La transfusion présente un minimum de risques par rapport au bénéfice qu’elle apporte." En France, le don est basé sur le volontariat et non rémunéré, et pour le receveur il est gratuit. C’est ce qui évite les dérives mercantiles qui pourraient être sources de problèmes sanitaires graves. Le contrôle des donneurs, de leur condition de santé avant le don, est très strict, dans leur intérêt comme dans celui des malades qui seront transfusés. Mais l’équation est très déséquilibrée : 4 % donnent leur sang, 100 % peuvent en avoir besoin. Le besoin régulier de nouveaux donneurs – entre 18 et 70 ans – est d’autant plus pressant. Il est donc temps de prendre un peu de temps, de dépasser sa peur de la piqûre et d’aller en discuter au camion de l’EFS mercredi 17 juillet.
• Mercredi 17 juillet, place de l’Église, de 15 h 30 à 19 heures.

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