À la une | 7/03/2014

Filles et garçons, égaux sur les planches

répétition avec les enfants du centre de loisirs de La Houssière

Les enfants du centre de loisirs de La Houssière sont sensibilisés à l’égalité des sexes en écrivant et jouant leurs propres saynètes. À voir sur scène samedi 8 mars dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes.

Une fille a-t-elle le droit de jouer au foot? Un garçon peut-il faire la vaisselle? L’égalité des sexes vue et expliquée par des petits bouts d’à peine 10 ans, le tout présenté au public, invité à s’exprimer comme de véritables comédiens sur les planches d’une scène. On appelle cela du théâtre-forum et c’est l’initiative ludique proposée pendant les vacances de février aux enfants du centre de loisirs de La Houssière, près du parc d’activités de la Vente Olivier. Et ce à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, samedi 8 mars.
"Ce jour-là, à partir de 15h à la salle festive, les enfants joueront des scènes de quelques minutes qu’ils auront eux-mêmes contribué à écrire. Dans la foulée, les spectateurs pourront intervenir et échanger, explique Violaine Herpin, chargée des actions de promotion de l’égalité entre hommes et femmes pour la Ville. Le but étant de faire réfléchir et sensibiliser les enfants sur la thématique de l’égalité des sexes, en s’amusant, par le jeu." Casser, surtout, les clichés éculés selon lesquels filles et garçons ne pourraient avoir accès aux mêmes métiers, aux mêmes sports, aux mêmes activités. "L’égalité, c’est de leur laisser le choix", poursuit Violaine
Herpin.
En attendant d’apprécier la performance de ces apprentis acteurs, reste à préparer et à écrire les saynètes pendant les deux semaines de vacances. Aux côtés des animateurs du centre, un professeur de théâtre, Adeline Maisonneuve, a été sollicité pour aider les enfants à mettre en forme leurs idées. "Il faut qu’ils s’expriment, que cela vienne d’eux, assure l’enseignante. Ensuite, je vais théâtraliser tout cela pour le retranscrire par le jeu."
Du jeu, oui, mais aussi un petit rappel davantage informatif. Pour ce faire, une intervenante du Centre d’information sur les droits des femmes et de la famille (CIDFF 76), Fatima Goual, a rencontré les enfants, histoire de leur faire prendre conscience que la répartition des tâches entre filles et garçons reste "culturelle et donc subjective, que les choses peuvent se faire autrement".
Et là, rien de tel qu’un petit jeu pour le faire comprendre. Dans les différentes pièces d’une maison, les enfants doivent placer, au choix, une vignette représentant un papa et une maman affairés aux mêmes tâches domestiques. Alors, qui bricole dans l’atelier? Le papa ou la maman? Qui lit le journal dans le fauteuil? Qui fait la cuisine? Qui passe l’aspirateur ? À écouter les réponses des petits bouts, souvent hilarantes, les traditionnels stéréotypes ont encore la vie dure. "Il reste du boulot", sourit Fatima Goual. Ainsi, selon Marwan, "c’est le papa qui bricole parce c’est le plus fort". Amine est d’accord, tellement, d’ailleurs, qu’il ne croit pas une petite fille ayant placé la maman dans l’atelier. "'C’est impossible", assène-t-il carrément. Les propos des filles s’avèrent, en général, plus mesurés. Comme Camille – "c’est mon papa qui fait la cuisine" – ou Aminatou qui cloue le bec des garçons lorsqu’elle dit: "Oui, je fais du foot en club". Et le mot de la fin pour Hasna: "Moi, ma mère, elle a déjà conduit un scooter!"
• Samedi 8 mars, à partir de 15 heures, à la salle festive, rue des Coquelicots. Première partie musicale assurée par la chorale Voix de femmes. Entrée gratuite.

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