À la une | 14/05/2014

Le Rive Gauche fête ses vingt ans samedi

Le 17 mai, Le Rive Gauche fête ses 20 ans et la nuit promet d’être longue. Pour cet anniversaire exceptionnel, de nombreux artistes qui ont contribué à écrire l’histoire de cet espace culturel seront présents pour insuffler un vent de douce folie à cette soirée.

20 ans et alors! C’est le titre de la soirée et avec un point d’exclamation. Pas comme si on tirait un trait sur le passé; pas non plus comme si tout le monde croyait que l’aventure est finie. Bien au contraire, l’anniversaire des 20 ans du Rive Gauche sera avant tout une fête avec le plaisir de croquer dans la part de gâteau en percevant à la fois des saveurs nostalgiques et un avant-goût d’avenir.
"Quand on fête son anniversaire, on invite tous ses amis y compris ceux que l’on n’a pas vus depuis longtemps, confie Béatrice Hanin, directrice du Rive Gauche. Cette soirée a été conçue comme un événement très collectif qui a mobilisé aussi bien les artistes que tous les membres de l’équipe du théâtre. Nous voulons que les spectateurs s’y sentent un peu comme dans une fête de famille et profitent de l’instant, portés par le même enthousiasme, la même envie et la même spontanéité qui nous ont animés en préparant cette soirée."
Pour mettre en scène ce moment rare, c’est Roland Shön, le fondateur de la compagnie Théâtrenciel, fidèle parmi les fidèles, qui sera aux manettes. "Je ne veux pas tout dévoiler, ça gâcherait la surprise. Je peux juste dire que j’ai voulu miser davantage sur les années à venir plutôt que sur le passé. J’ai résolu de me projeter vers un horizon qui n’est certes pas tout bleu pour la création culturelle mais qui n’est pas tout noir non plus. Je me suis dit: imaginons le pire et conjurons-le par le rire, la folie douce des artistes. Au final, le cocktail sera caustique et comique, lucide mais pas lugubre." En somme, pour que les lendemains chantent, il faudrait commencer par donner le ton. La seule contrainte pour les spectateurs sera de lâcher prise et de se laisser porter. Car le désordre plus ou moins organisé promet d’être à la fois joyeux et merveilleux grâce à la présence d’amis conviés à déposer "un geste artistique sur le fil de la soirée".
Qu’ils soient chorégraphes, danseurs, comédiens, chanteurs, musiciens ou circassiens, ils ont tous accepté d’apporter leur touche au tableau. Une distribution à la mesure de l’événement avec La BaZooka, le Caliband Théâtre, Dominique Boivin, Denis Brély, Coup de Chant, la compagnie Catherine Delattres, L’Éolienne, Gisèle Gréau, Sylvain Groud, guLdeboA, Romain Labaye, la Logomotive Théâtre et Mélodie Théâtre.
Et parce que la fête ne serait pas complète sans la danse, il reviendra à Jean-Marc Quillet et son quintette de la Quincaille à DD d’emmener le bal. "Pour nous, c’est un vrai retour à la source alors qu’en 2000 Robert Labaye nous donnait une carte blanche pour toute la saison et en particulier pour le bal d’ouverture. C’était déjà rarissime d’avoir une telle liberté. Le 17 mai, on prend les mêmes et on recommence."
Aucune chance que certains se sentent lésés car la programmation ne manque pas d’éclectisme avec du rock, de la musette, de l’alternatif, du latin, de la chanson. Dans de telles conditions, impossible de résister à l’appel de la danse et de ne pas succomber à la folie de la fête.

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