À la une | 16/05/2014

L'avenir des solidarités au cœur du conseil municipal

photo Aspic

Tandis que dans la journée du 15 mai, les fonctionnaires manifestaient dans les rues de Rouen pour défendre leur pouvoir d'achat, les élus réunis en conseil municipal le soir même ont longuement débattu des conséquences dramatiques de la politique d'austérité mise en œuvre par le gouvernement.

Pour Daniel Vezie, au nom du groupe des élus communistes et républicains, ce rassemblement est « l'expression d'une colère des agents des services publics qui se sentent trahis par un gouvernement qui veut à la fois réduire les effectifs et baisser le pouvoir d'achat des fonctionnaires. » Selon Michelle Ernis, élu Droit de cité, mouvement Ensemble, « il faut refuser l'austérité voulue par Bruxelles et le gouvernement français », car « les services publics sont la base du vivre ensemble». De son côté, David Fontaine, au nom du groupe socialiste, a tenu à rappeler qu'il n'était pas « favorable au plan d'économies des services publics » arguant que le gel du point d'indice participait aussi au ralentissement et au blocage de la reprise de la croissance.
Cette introduction a servi de socle au débat majeur qui a animé pendant plus d'une heure le conseil municipal. Au cœur de la discussion, l'augmentation des demandes de subvention adressées à la Ville par les associations qui oeuvrent notamment en faveur de l'éducation spécialisée et des personnes âgées. « Alors même que l'éducation spécialisée est une compétence du Département, le Conseil général n'a pas hésité l'année dernière à diviser par deux le montant de sa subvention adressée à l'Aspic. Résultat la commune se retrouve en première ligne pour tout porter à bout de bras », a rappelé Hubert Wulfranc. Et le maire de souligner son inquiétude en indiquant que « la suppression des Départements dont la mission de solidarité est le cœur de métier (…) ajoute aux risques graves de démantèlement total des politiques publiques de solidarité à l'égard des populations modestes de ce pays ». Au final, un vœu a été adopté qui tend à défendre le bouclier social et à rester vigilant face à une politique libérale qui « porte atteinte aux services de l'État et des collectivités locales mais aussi aux associations oeuvrant dans le champ public ».
Parmi les autres sujets traités lors du conseil municipal, la nomination du jury de concours pour les travaux de rénovation de la piscine Marcel-Porzou constitue la première étape de l'un des plus importants chantiers de cette mandature. « C'est un gros dossier de 4,7 millions d'euros qui a pour objectif de remettre aux normes tout le système hydraulique, d'améliorer le confort des usagers et de réaliser des économies en recourant à une chaufferie biomasse qui servira aussi pour le Cosum, le groupe scolaire Langevin et la salle festive », a précisé le maire Hubert Wulfranc. Un dossier qui ne manquera pas de revenir régulièrement à l'ordre du jour jusqu'au lancement des travaux prévu dans le courant de l'année 2016.

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