À la une | 26/06/2015

Un conseil calme (avec quelques intempéries)

Peu d'enjeux brûlants pour ce conseil municipal du 25 juin. Garanties d'emprunt pour des prêts du Foyer Stéphanais concernant plusieurs opérations de travaux sur des logements, demandes de subventions pour la rénovation de la piscine, etc., la petite musique des délibérations n'a changé de tempo que sur deux votes.

Le premier a concerné la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE). Par la voix de Philippe Brière, le groupe «Saint-Étienne vraiment à gauche», soutenu par le NPA, a plaidé pour l'interdiction des panneaux publicitaires lumineux jugés «énergivores».
Reconnaissant toutefois que la TLPE faisait rentrer 220.000 euros de recettes dans les caisses communales, le groupe a appelé a «davantage de déontologie» et s'est abstenu lors du vote.
Le groupe PS, par la voix de David Fontaine, 3e adjoint, a quant à lui affirmé la «volonté de la commune de voir se réduire la taille des enseignes dans des zones plus contraintes».
Le premier adjoint, Joachim Moyse, a rappelé que la Métropole avait désormais seule le pouvoir de modifier le zonage des panneaux publicitaires, indiquant toutefois que la Ville avait «le souhait qu'il n'y ait pas pléthore de panneaux afin de ne pas impacter le paysage, mais, a-t-il ajouté, dans un contexte de baisse massive des dotations de l'État, les finances communales ne pouvaient pas se permettre de perdre ces recettes». Le premier adjoint a enfin indiqué qu'il avait demandé aux services techniques d'étudier le coût de la suppression d'un panneau de trois mètres sur quatre sur les recettes de la Ville.
L'implantation de caméras de «vidéo protection» sur le secteur Madrillet-Renan a également soulevé des oppositions de principe des groupes «Saint-Étienne vraiment à gauche» et «Droits de cité, mouvement Ensemble». La délibération concernait une demande de subvention de 40% sur les 56.213 euros de la «mise en œuvre d'actions de prévention situationnelle». Les deux groupes ont donc voté contre (4 voix).
Au moment des votes de subventions aux associations de la ville, Michel Rodriguez, adjoint notamment à la vie associative, a souligné le fait qu'aucune association n'avait subi de baisse de ses subventions.
Une aide exceptionnelle pour les victimes du séisme au Népal a également été votée. 1.500 euros seront versés aux Secours populaire et catholique qui financeront «des actions sur le long terme pour la reprise de la vie quotidienne».
Le Plan d'actions de l'Agenda 21 de la Ville a été adopté à l'unanimité. Il concerne la mise en place de 55 actions définies au terme d'une démarche «engagée dans le cadre du Projet de Ville». Florence Boucard, conseillère municipale, a pris la parole dans le cadre de ce vote afin de rappeler que l'Agenda 21 concernait également les questions d'égalité femme-homme. L'élue a dénoncé le projet de loi sur le dialogue social qui prévoit de supprimer le «rapport de situation comparée» qui oblige à établir un diagnostic de l’égalité dans l’entreprise. «C'est un recul sur le syndicalisme, a-t-elle dit, mais aussi sur le droit des femmes, un nouveau recul après la loi Macron sur le travail du dimanche qui touche majoritairement les femmes qui subissent encore un écart de 27% dans leur rémunération avec les hommes, à travail égal». Dans ce projet de loi, les entreprises qui ne respecteraient pas leurs obligations en matière d’égalité ne seraient plus sanctionnées.
Le conseil municipal a enfin voté le nom d'une nouvelle voie stéphanaise. Il s'agit du «Chemin du Clos de la Noë» qui se situe dans le lotissement de 12 lots situé à l'angle du chemin de l'Allée et du chemin de la Folie. «Cette dénomination, a souligné le maire, Hubert Wulfranc, renvoie à un lieu-dit mentionné sur la carte de référence du début XIXe siècle».

Picto commentaire ajouter un commentaire

Picto rss s'abonner à ce fil RSS