À la une | 1/09/2015

Cérémonie de la libération

Le 71e anniversaire de la libération de la ville a été commémoré lundi 31 août, place de la Libération.

Sous une pluie fine de rentrée, les élus ont déposé une gerbe sur le monument aux morts en présence d'une délégation d'anciens combattants.
Face à la centaine de personnes réunies malgré le temps maussade, le maire a rappelé que le premier geste des libérateurs aura été, le 31 août 1944, de renommer place de la Libération le parvis de la mairie, rebaptisé place du Maréchal-Pétain le temps de l'Occupation, "marquant ainsi pour notre ville la fin d'un long cauchemar" qui avait débuté, a-t-il ajouté, par l'exode des deux tiers de la population stéphanaise.
"Notre actualité n'est pas exempte d'autres exodes qui jettent sur les routes et les mers des centaines de milliers de personnes", a poursuivi Hubert Wulfranc en référence au sort inhumain subi par les réfugiés qui tentent chaque jour de trouver une vie meilleure en fuyant vers l'Europe.
Le maire a ensuite rappelé que la ville avait également dû endurer, durant ces quatre années d'occupation, les exactions des collaborateurs des nazis, citant, et faisant encore écho à l'actualité, celle, "économique" de la "grande bourgeoisie et des patrons d’industrie", "celle de la pègre des bas fonds qui toujours choisi le côté du manche pour se livrer à son triste commerce", ainsi que celle "médiocre, du triste sieur Papillon qui a dénoncé ses voisins, convaincu qu'il y avait des affaires à faire", ce dernier se rendant responsable de la déportation de sept Stéphanais.
Cette période de "restriction des libertés civiles et politiques", qui avait commencé par la révocation de six conseillers municipaux communistes, a-t-il rappelé, a également vu l'arrestation arbitraire "d'un instituteur de l'école Ferry-Jaurès, un matin de 1943".
Qualifiant l'occupation d'"années de plomb" qui ont mis les populations "face à une entreprise qui, par tous les moyens, par tous les domaines de la vie quotidienne, par tous les pores de cette idéologie infâme, entendait briser toute capacité de résistance à l’ordre nazi", le maire a conclu son discours par l'évocation des martyrs stéphanais et par celle du "formidable sursaut" qu'avait été le programme du Conseil national de la Résistance, "socle économique et social sur lequel notre pays s'est reconstruit", formulant le vœu d'un "regain de ce que nos libérateurs appelaient les jours heureux".
La cérémonie s'est terminée par "Le Chant des partisans", suivi de"La Marseillaise".

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