À la une | 29/03/2018

Mai 68 : plusieurs expositions stéphanaises reviennent sur la «révolution» qui voulait interdire d'interdire

Les images qui entourent Mai 68 restent, cinquante après, des références en terme de contestation sociale et culturelle. Plusieurs expositions dans les centres socioculturels Jean-Prévost, Georges-Déziré et Georges-Brassens reviennent sur ce «joli mois de mai» qui mit la France du général De Gaulle à l'arrêt.

La première de ces expos, intitulée «Mai 1968 – mai 2018: Les enragés de l'espérance», présentée à l'espace Déziré du 2 au 13 avril, regroupe 68 affiches pour la plupart crées par l'Atelier populaire, le nom par lequel les élèves des Beaux-Arts de Paris avaient rebaptisé leur école occupée. Un tract diffusé le 21 mai 1968 énonce le processus de création de ces affiches:
«Les projets d'affiches faits en commun après une analyse politique des événements de la journée ou après des discussions aux portes des usines, sont proposés démocratiquement en fin de journée en Assemblée Générale. Voici comment on juge:
- l'idée politique est-elle juste?
- l'affiche transmet-elle bien cette idée?
Puis les projets acceptés sont réalisés en sérigraphie et lithographie, par des équipes qui se relaient nuit et jour.»
Patrick Maurières, l'un des producteur de l'exposition, avec l'association 7 à voir et l'agence JBA, explique toute l'admiration qu'il conserve à la fois pour ce mode de production «révolutionnaire» et pour l'impact que ces affiches ont eu sur les arts graphiques:
«En Mai 68, ils ont inventé quelque chose de nouveau en mettant les moyens de communication au service d'une idée, d'une dénonciation, d'un projet, d'une idée sociale. […] C'était des affiches de percussion politique. On prend une gifle à chaque fois qu'on les regarde.»
Trois autres expositions sont également proposées dans les centres socioculturels stéphanais: «Mai 68 à la une», conçue par Guillaume Doizy, spécialiste de l'histoire et de la caricature et de l'image, qui retrace les événements à travers des «unes» de journaux de l'époque (espace Déziré, du 16 avril au 26 mai) ; «Mai 68», expo réalisée par l'association Valmy, qui recense les causes du mouvement et leur chronologie (Centre Prévost, du 24 avril au 11 mai); «Mai 68: cinquante ans», présentée par l'Institut d'histoire sociale, avec un arrêt sur image du mouvement social au niveau national comme local (Centre Brassens, du 2 au 18 mai).

> Téléchargez le programme complet de "Mai 68, cinquante ans, et maintenant?"

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