À la une | 30/03/2018

Conseil municipal: « Assurer la convergence pour organiser la lutte »

Jeudi 29 mars, le conseil municipal s'est réuni en salle des séances pour débattre des 56 points inscrits à l'ordre du jour. La séance aura surtout été marquée par le débat sur la modification des rythmes scolaires qui concernera la Ville dès la rentrée prochaine et par deux moments d'émotion qui ont ouvert et clos la rencontre.

En ouverture de ce conseil municipal, le maire, Joachim Moyse, a convié l’ensemble des élus et des habitants présents à observer une minute de silence en l'honneur des quatre victimes de l'attentat de Trèbes et de Mireille Knoll : « Notre république doit dans son ensemble être en mesure d'exprimer son refus de toute forme de haine et de combattre les sentiments abjects entretenus par cette barbarie. »
Après l'adoption du compte rendu du conseil municipal du 14 décembre 2017, le maire a ouvert un temps de parole aux formations politiques présentes, chacune choisissant de s'exprimer sur le contexte social actuel. Pour le groupe « Vraiment à gauche, soutenu par le NPA », Philippe Brière a retenu la « présence de 500 000 manifestants dans les rues le 22 mars. Après le code de travail, le président Macron s’attaque aux chômeurs, aux fonctionnaires... aux plus vulnérables. Si nous voulons donner tort à ce gouvernement, il faut nous rassembler et organiser la convergence des luttes. Comme il y a tout juste cinquante ans, en mai 1968, il faut relancer ce mouvement de contestation ».
Pour les élus Communistes et républicains, Daniel Vély s'est engagé « aux côtés des cheminots, en dénonçant la dégradation des services de la SNCF. Les impacts de la politique ni de gauche ni de gauche menée par le gouvernement, les Stéphanais les connaissent ! Cela entraîne la destruction des services publics, la fermeture des petites enseignes de proximité et bien d'autres désagréments. Trop c'est trop et nous devons rester alertés pour mener la lutte ensemble ».
Sur la même idée de contestation, Pascal Langlois a déclaré pour le groupe « Droits de cité, mouvement Ensemble » que « ce démantèlement de l'offre publique était prévu de longue date et nous sommes dans un approfondissement de la destruction du service public. Tout va y passer, des hôpitaux aux retraites, jusqu'à l'éducation, le rail... Les attaques libérales vont s’accroissant et le président Macron est la petite main du grand capital. Il va falloir répondre de manière forte ».
Pour les « Socialistes écologistes pour le rassemblement », David Fontaine a rappelé que « comme tous les citoyens, l'État a des droits mais aussi des devoirs. Les services publics assurent l'égalité entre les citoyens et ne peuvent devenir des entreprises marchandes comme certains le souhaiteraient. Jusqu'où ira la patience des Français quand on menace toujours plus les services publics et les acquis sociaux ? Mobilisons-nous dès le 3 avril pour montrer notre détermination ».
En conclusion de cette séquence introductive, Joachim Moyse a estimé que « l'État veut maximiser les profits pour une petite minorité, brader les services publics et poursuivre le démantèlement de l'État-providence qui assure la solidarité. Je reprends le mot « convergence » qui a été employé ici et qui doit servir de base à notre résistance citoyenne ».

Lors de la discussion de la délibération portant sur l'organisation des temps éducatifs et les impacts sur les services de la Ville lors du retour à la semaine de classe de 4 jours dès la rentrée 2018, plusieurs points de vue ont été exprimés, dénonçant tous en premier lieu l'absence d’évaluation de la loi Peillon et de la semaine de 4,5 jours qui n'auront eu que quelques années d'existence. Toutefois, les élus ont rappelé qu'ils suivront la volonté exprimée par les habitants et les équipes pédagogiques, affirmant au passage leur désir de poursuivre l'effort qualitatif sur les temps périscolaires qui sont désormais intégrés comme des activités pédagogiques à part entière.
Hubert Wulfranc, député et conseiller municipal, a rappelé que « Saint-Étienne-du-Rouvray n'a pas à rougir de ce qui a été mis en œuvre au profit des écoliers stéphanais. Nous avons déployé une prestation éducative de qualité et je tiens ici à saluer tout le travail du personnel municipal sur ce dossier. Ces temps périscolaires ont été une réussite car nous en avions les moyens grâce au professionnalisme et à l'expertise des agents. »
La suite des débats a conduit à un vote sur la subvention annuelle accordée à l'école privée Jeanne-d'Arc, adoptée à la majorité mais dont l'attribution a suscité des réflexions critiques quant à la légitimité d'un argent public versé à des causes privées.

Avant de clore ce conseil municipal, Daniel Vézy a tenu rendre hommage à Christian Quilan, cheminot et élu de Saint-Étienne-du-Rouvray de 1995 à 2001, décédé le 31 janvier dernier. Les personnes présentes ont observé une minute de silence pour saluer sa mémoire.

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