À la une | 8/06/2018

Fin du conflit et de la grève de la faim au CHR: 30 postes créés

Au dix-huitième jour de grève de la faim et deux mois et demi après le début du conflit, l'intersyndicale du centre hospitalier du Rouvray (CHR) et l'Agence régionale de santé (ARS) ont annoncé aujourd'hui vendredi 8 juin, à 15h20, la signature d'un protocole de sortie de crise.

«L'accord sera finalisé la semaine prochaine avec la direction, a expliqué Jean-Yves Herment, porte-parole de l'intersyndicale. Je vous confirme que le conflit se termine à l'heure où je vous parle. Nous avons obtenu un certain nombre de créations de postes.»
Bien qu'aucune annonce n'ait été officiellement faite sur le nombre exact de postes obtenus par l'intersyndicale, une source présente lors de ces négociations à lâché le nombre de «trente postes». Pour rappel, les grévistes réclamaient la création de 52 postes.
La directrice générale de l'ARS a quant à elle qualifié d'«intenses» ces deux jours de négociation. «Ces deux jours nous ont permis d'arriver à un accord qui vous permettra de travailler comme vous nous l'avez raconté et qui nous permettra de garantir aux adultes comme aux enfants une prise en charge de qualité et de réhabiliter les patients afin d'éviter leur ré-hospitalisation».
Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il aura fallu attendre 18 jours de grève de la faim et deux mois et demi de conflit, la directrice de l'ARS a répondu: «Il fallait qu'on comprenne et que chacun se positionne. Maintenant on va analyser le déroulé de la crise et voir les étapes.»
Une réponse qui n'a pas convaincu le comité de soutien aux grévistes venu célébrer la fin du conflit et, surtout, de la grève de la faim de leur quatre collègues, dont Thomas Petit, qui sera resté dix-huit jours sans s'alimenter.
Il est à noter que les cheminots et les personnels CGT du port de Rouen ont eux aussi très certainement pesé dans la résolution de ce conflit. Nous savons de source syndicale que le secrétaire CGT des portuaires a été plusieurs fois en contact direct avec Christine Gardel et la préfète durant ces deux jours d'intenses négociations. Le risque de voir les dockers de Rouen et du Havre entrer dans le conflit a sans doute pesé dans la balance…
Bruno Fresnard (CGT), au terme de ses seize jours de grève de la faim, a fait le vœu que ce succès remporté par l'intersyndicale «puisse maintenant se faire partout».
Photo: Jérôme Lallier

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