À la une | 26/04/2019

Veines urbaines: dix ans de mix culturel

Du 27 avril au 8 juin, le festival Veines urbaines, dédié à toutes les formes d'art urbain, est de retour au centre socioculturel Jean-Prévost pour une dixième édition toujours plus ambitieuse.

Sur les murs ou posés sur le bureau de Samuel Dutier, le directeur du centre Jean-Prévost, les souvenirs des précédentes éditions du festival Veines urbaines affichent la couleur. Et cette année, le rendez-vous stéphanais dédié aux arts urbains fête ses dix années d'existence du samedi 27 avril au samedi 8 juin.
Une aventure lancée presque en famille par Samuel Dutier et son artiste de frère Nicolas, alias Nikko KKO, un an à peine après son arrivée à la tête de la structure socioculturelle. « Notre ambition, c'était de proposer un événement qui puisse aller chercher un autre public que celui qui fréquentait déjà le centre, un public plus jeune notamment, rappelle aujourd'hui l'organisateur. Mais il ne s'agissait pas de faire uniquement du graff'. Notre volonté, c'était d'explorer de multiples formes d'expression : la photographie, le dessin, le travail des plasticiens, les installations... » Dès le départ, le principe d'une exposition regroupant de multiples signatures, venues de l'agglomération mais pas seulement, est arrêté. Tout comme celui de créer un événement vivant qui s'exporte hors des murs du centre. « On voulait montrer que c'était un moyen d'expression accessible à tous grâce à de la création “live”, à de petits ateliers... »

Au fil des éditions, l'offre s'étoffe. Des collectifs d'artistes reçoivent carte blanche pour s'approprier un coin du bâtiment, presque au sens littéral du terme, et laisser libre court à leur imagination. Le « Yeti » du collectif Beat en 2017, « l'appartement » du collectif HSH en 2014 ou le métro new-yorkais en 3D du collectif ACC l'année précédente sont encore dans toutes les mémoires...
La danse, la musique ou la culture « skate » s'invitent tout naturellement dans la programmation par petites touches. Et la journée d'ouverture est devenue un rendez-vous d'échanges et de rencontres qui attire bien au-delà de la ville et de l'agglomération. « On s'est dit qu'on était sur la bonne voie lorsque des artistes que nous ne connaissions pas forcément sont venus vers nous pour nous dire qu'ils avaient envie de participer, d'exposer leurs créations », continue Samuel Dutier qui n'imaginait pas forcément voir le festival prendre une telle ampleur, au point de devenir l'une des pierres angulaires de l'Urban Mix, le réseau regroupant l'espace culturel François-Mitterrand à Canteleu et la Traverse à Cléon, deux salles friandes elles aussi des arts urbains. « Cela nous permet de monter des projets de plus grande ampleur et de toucher un public plus large. » Ce qui était, il y a dix ans, la première ambition. Pari réussi.

Pour cette 10e édition, c'est le graffeur rouennais Kejo, déjà présent à de multiples reprises, qui sera l'invité d'honneur pour une carte blanche. Il aura également la responsabilité d'un atelier pour créer une fresque avec des jeunes le temps du festival.
Comme chaque année, le vernissage sera l'occasion d'investir la place Jean-Prévost avec des démonstration en live de graff' sur le cube bien connu des habitués dans une ambiance musicale. Le skate-park de Rouen s'installera lui tout l'après midi avec ses animateurs pour des démonstrations et des initiations de skate board et de trottinettes. Des initiations à la danse hip-hop et des battles seront également organisées pour cette discipline en passe de devenir olympique. Des stages et des ateliers de danse auront également lieu jusqu'au 8 juin dans le cadre du festival.

• Du 27 avril au 8 juin, du mardi au samedi, aux heures d'ouverture du centre Jean-Prévost. Tél.: 02.32.95.83.66.

> Téléchargez la carte programme de l'exposition

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