À la une | 10/05/2019

Mobilisation des parents d'élèves à Curie

Les parents d'élèves élus du groupe scolaire Joliot-Curie ont mené une opération « école sans enfants » vendredi 10 mai. Ils protestaient contre les classes surchargées et contre la loi Blanquer.

S'inscrivant dans le prolongement du mouvement de grève de jeudi 9 mai qui, à l'appel de l'ensemble des syndicats, a mobilisé plus de 100 000 fonctionnaires partout en France, les parents d'élèves élus (FCPE et indépendants) du groupe scolaire Joliot-Curie ont appelé les parents vendredi 10 mai a ne pas mettre leurs enfants à l'école de la journée.
Sur les 550 élèves que compte le groupe scolaire, 409 étaient absents ce vendredi, selon les parents d'élèves.
Ils souhaitaient ainsi protester contre la loi Blanquer qui selon eux « risque de couper le lien de proximité entre les familles et les équipes de direction », expliquent Marie Frébourg, Élodie Geffroy et Khadija Berraho, des représentantes élues des parents d'élèves.
Le projet de loi Blanquer prévoit en effet de regrouper les écoles primaires et le collège de secteur sous la direction unique du principal : « Ça va encore compliquer la communication », ajoutent-elles.
Les parents mobilisés dénoncent en outre des problèmes de classes surchargées :
« Nous avons des classe de 30 à 32 élèves, on ne peut plus circuler dans les classes. Les enfants sont obligés de laisser les cartables dans les couloirs et il est impossible de faire des manipulations. La classe doit parfois se limiter à des cours magistraux. »
Une situation que la fermeture annoncée d'une classe à l'école Duruy, proche de quelques rues, risque d'aggraver, assurent les parents :
« Et il faut savoir que l'inspection ne comptabilise pas les élèves d'Ulis [Unité localisée pour l'inclusion scolaire, ndlr] dans les effectifs. C'est étrange de ne pas inclure dans les effectifs des élèves qui sont en inclusion dans les classes ! ».
Cette mobilisation des parents intervient dans un contexte émotionnel très chargé suite au décès accidentel de la directrice de l'école Curie 1, Sonia Buquet, survenu samedi 4 mai.
« Nous sommes très affectés par cet accident mais on a décidé de maintenir le mouvement, ajoutent les parents d'élèves. On a senti qu'on ne trahirait pas sa mémoire ou qu'on ne lui manquerait pas de respect. C'est notre combat de parents mais c'était aussi le sien. »
Les parents d'élèves affirment avoir sollicité un entretien avec l'inspection académique et n'avoir reçu aucune réponse.

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