À la une | 15/09/2011

Le Rive Gauche : les talents régionaux ouvrent le bal

Le spectacle "La Trace" de la compagnie Nadine Beaulieu

Samedi 17 septembre, Le Rive Gauche lance une saison 2011-2012 riche en propositions artistiques dont une partie portée par des compagnies régionales. À commencer par la fanfare des Cuivres et Zinc et les Vibrants Défricheurs pour une soirée… vibrante de défrichage de la nouvelle saison.

Ce sera ensuite le tour du Caliband Théâtre les 11 et 12 octobre avec leur dernière création, "La Tempête" de Shakespeare, puis de la compagnie havraise Arts’Fusion, le 18 novembre. Sans compter le tir groupé de février 2012 : Compagnie Nadine Beaulieu (le 3) le P’tit théâtre (le 8) La Mauvaise Réputation (le 10) et Sylvain Groud (le 14) ! Les talents régionaux représentent un quart de la programmation du centre culturel stéphanais. Certaines compagnies viennent "simplement" jouer leur spectacle, d’autres bénéficient d’une coproduction qui peut revêtir des formes diverses : aide financière à la création, accueil en résidence, soutien technique, logistique, administratif et de communication…
Le Caliband Théâtre a ainsi passé un mois sur le plateau du Rive Gauche pendant l’été pour préparer "La Tempête". "Nous avons bénéficié d’excellentes conditions pour monter ce spectacle, apprécie le metteur en scène Marie Mellier au moment de ranger le décor. Trouver un lieu de répétition est toujours très compliqué, là nous avons pu tout faire ici. C’est un luxe ! Mais ce qui est encore plus rare c’est d’obtenir en plus un soutien financier et une programmation. Sans compter que nous bénéficions de l’appui de toute une équipe." Le Caliband Théâtre investit pour la deuxième fois le centre culturel. Il y a deux ans déjà leur "Macbett" avait vu le jour entre ces mêmes murs. "Je me souviens que nous avions trouvé le créateur lumière grâce à Robert Labaye, précise Marie Mellier. Il avait également formulé quelques remarques dont nous avions tenu compte." De son côté, le directeur du Rive Gauche assure que "cela faisait un moment que je les observais et j’avais vraiment envie de les aider".
Le danseur Sylvain Groud apprécie "le travail de suivi que mène Robert Labaye. En dix ans, plusieurs de mes spectacles ont été programmés et soutenus, on se voit mutuellement grandir. Et il y a un vrai travail d’éducation artistique du public et un beau travail d’action culturelle qui permet d’aller vers différents publics." Gisèle Gréau, de la compagnie Pas Ta Trace, danse, entretient avec le Rive Gauche "une relation très serrée. Outre le fait que depuis 1997 nos créations ont été programmées, nous bénéficions de façon informelle d’un réel accompagnement artistique. Nous parlons beaucoup ensemble, de nos projets, mais aussi d’autres artistes que nous nous présentons mutuellement…"
Pour autant, Robert Labaye précise que si la "maison" a bien vocation à soutenir la création régionale — "c’est la moindre des choses" — le fait d’être implanté localement ne constitue pas un ticket d’entrée directe. "Comme pour n’importe quel projet que je programme, il faut que je sois séduit. Certains font du très bon boulot, mais cela ne correspond pas à ce que j’ai envie de montrer."
"Sur une quarantaine de lieux de diffusions, nous sommes très peu à donner leur chance aux artistes locaux." Les compagnies profitent de leur passage "à domicile" pour inviter les partenaires financiers, mais aussi des programmateurs et ainsi espérer que leur spectacle poursuive sa route.

> Le bal d'ouverture du 17 septembre

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